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Conférence de Madame Françoise Tschopp

21 février 2012

 

Jeune retraitée, anciennement responsable du Centre d’études et de formation continue pour les travailleurs sociaux à la Haute école en TS de Genève.

Enseignante, superviseure intervenante au sein des équipes et institutions sociales et éducatives.

Membre fondatrice de l’Association Internationale pour la Formation, la Recherche et l’Intervention Sociale (AIFRIS)

Thème de « la rationalisation des métiers du social »

A l’occasion de l’Assemblée générale de Trait d’union le 10 février 2012

Lieu: Restaurant de l’Epée, Planche supérieure 39, 1700 Fribourg

Madame Françoise Tschopp a développé dans son mandat d’enseignante, de superviseure et de responsable du CEFOC un engagement proche de celui vers lequel essaie de tendre notre association. Il s’agit pour elle comme pour Trait d’union d’ouvrir des espaces de dialogue entre les différents acteurs du Travail social. L’AIFRIS, dans laquelle elle s’est engagée vise des objectifs également similaires dans leur énoncé. L’association internationale propose des « espaces de rencontre pour faire le point d’une part sur les recherches scientifiques, les expériences pédagogiques et les pratiques professionnelles et d’autre part sur les transformations socio-économiques contemporaines. Elle soutient toute action qui garantit les droits sociaux fondamentaux et qui participe à la promotion de l’idéal démocratique. ». Interpellé par une intervention en novembre dernier à Lausanne concernant les effets des politiques sociales actuelles, Trait d’union a tenu à profiter de la réflexion de Françoise Tschopp sur les effets de la rationalisation, des logiques marchandes et gestionnaires  sur les pratiques en Travail social. De quelle façon le sens de l’action sociale est réinterrogé ?  Quelles pistes de réflexion et quelles alternatives pouvons-nous dégager/penser pour les pratiques de formation et de terrain permettant de rester créatif et dynamique et en accord avec des valeurs éthiques des professions du Travail social ? Comment agir sur les contraintes , en faire des opportunités ?

 

Dans sa conférence et dans un premier temps, Françoise Tschopp a tenu à relever toute une série de constats, preuve de la rationalisation en marche des métiers du social, conséquences de la marchandisation des interventions et de l’installation au sein des organisations de nouvelles pratiques de gestion managériale. Forts de ces nombreux faits, elle a tenu à s’arrêter sur quatre problématiques majeures : l’évolution des statuts et des profils de formation au sein du Travail social, le manque de reconnaissance des métiers du Travail social, la difficulté pour les travailleurs sociaux de rendre lisibles leurs actions et enfin les dilemmes auxquels sont confrontés ces mêmes travailleurs dans leurs pratiques quotidiennes. Pour conclure, elle nous a invités à réfléchir au risque de mise en servitude volontaire des acteurs du social. Citant Roland Gori dans l’appel des appels, elle nous a encouragés à ne pas céder à l’injonction qu’il faille faire plus vite avec moins[1]. Afin d’éviter de devenir des exécutants d’exclusion des « mauvais » usagers, elle nous a invités à réfléchir à nos marges de manœuvres, à développer des ruses de résistance. Trait d’union semble dans sa conception pouvoir être une de ces ruses. Elle parle dans son texte de « créer des collectifs de professionnels de terrain articulant la pratique et l’accompagnement, produire une réflexion, interroger le rôle du collectif dans l’institution et hors institution, les finalités à l’œuvre, revenir au sens du social quand celui-ci est lié à la justice et au respect de l’humain est un travail de résistance fondamental. L’ouverture pour un maillage avec d’autres champs professionnels en rendant ainsi plus visibles et plus légitimes les pratiques de résistances multiples est une exigence collective pour construire un lien entre les professionnels du social et des professionnels d’autres domaines. »[2] Elle a terminé son intervention en faisant l’éloge de la gratuité, du non-quantifiable, de l’inestimable, de la lenteur, de la réflexion, …  même si ces qualités ne se mesurent pas avec des indicateurs économiques se limitant à la quantité. Il s’agit là d’une invitation à agir qualitativement en travail social sans tomber dans la dérive quantitative.

 

Nous tenons encore à la remercier pour son intervention et pour le texte qu’elle nous permet de mettre en ligne. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques, de vos expériences en lien avec cette thématique de la rationalisation des métiers du social. Plusieurs ouvrages sont cités et référencés dans le texte ci-dessous.


[1]  « Résister à la normalisation des conduites » Entretien avec Roland Gori, propos recueillis par Alain Policar dans « Raison présente », n.171, 3ème trimerstre 2009.

[2] Françoise Tschopp «  AGIR SUR LES CONTRAINTES : EN FAIRE DES OPPORTUNITES La ruse de la résistance des professionnels du social », texte de la conférence donnée en novembre 2011, p.8

Françoise Tschopp Agir sur les contraintes : en faire des opportunités

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Notre comité

12 février 2012

FONCTION

NOM

PRENOM

Président

Blanc

Claude

Vice-présidente

Corzani

Sabine

Caissière

Papaux

Catherine

Secrétaire

Schrago

Anne

Membre

Bonduelle

Cécile

Membre

Affolter

Caroline

Membre

Duc

Marlyse

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Un avant-projet de loi cantonal concernant la protection de l’enfant et de l’adulte mis en consultation jusqu’au 15 mars 2012.

24 janvier 2012

Message du conseiller d’Etat, Erwin Jutzet

Madame, Monsieur,

Nous vous remettons ci-joint pour consultation un avant-projet de loi concernant la protection de l’enfant et de l’adulte accompagné d’un rapport explicatif.

Les nouvelles dispositions, élaborées par un groupe de travail composé des entités et milieux intéressés, mettent en oeuvre la modification du code civil du 19 décembre 2008, qui modernise totalement le droit de la tutelle/protection de l’enfant et de l’adulte.

Nous vous soumettons un avant-projet de loi indépendant. Théoriquement, il serait toutefois possible d’insérer les dispositions qu’il contient dans le projet de nouvelle loi d’application du code civil, actuellement en cours d’adoption par le Grand Conseil. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous communiquer votre avis sur l’opportunité de réunir ces deux projets législatifs en une seule loi.

Nous vous prions de faire parvenir vos observations à la Direction de la sécurité et de la justice, Grand’Rue 27, case postale, 1701 Fribourg, si possible également sous forme électronique (josette.moullet@fr.ch), jusqu’au

15 mars 2012.

Nous vous informons qu’aucune prolongation de délai ne pourra être accordée compte tenu des impératifs liés à la date d’entrée en vigueur de la future loi, qui découle de celle du nouveau droit fédéral, à savoir le 1er janvier 2013.

Pour les mêmes motifs liés à l’obligation de respecter un calendrier serré, vous recevez en annexe les documents en version française uniquement. Leur traduction est en cours ; elle vous parviendra par voie électronique dès que possible.

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à ce projet, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de notre considération distinguée.

Erwin Jutzet

Conseiller d’Etat

 

http://www.fr.ch/cha/fr/pub/consultations.htm